Musique classique ottomane à Bruxelles: le Lâmekân Ensemble

Lâmekân Ensemble- Musique classique ottomaneLe Lâmekân Ensemble est un jeune ensemble spécialisé dans la musique classique ottomane, au riche passé culturel, qui se jouait notamment dans les palais et les «  mevlevi hane » ou lieux sacrés de l’époque. Cette musique peu connue chez nous, devient rare aussi en Turquie, pays dont elle est pourtant  le berceau.

Aujourd’hui, et depuis quelques années déjà, Tristan Driessens, fondateur et directeur de l’Ensemble, nous invite à plonger dans les subtilités de cet art musical ancestral. Il en résulte des airs inédits, par la recherche de partitions de l’époque, qu’il fait revivre avec son talent d’interprète de mélodies basées sur des modes, et donc des styles tout différents de ceux de l’Occident, à savoir les maqâms, où la subtilité se devine dans les quart de tons, et les nombreuses nuances, si fines, parfois difficiles à percevoir pour une oreille peu habituée. Une mélodie où alternent les parties musicales notifiées et les improvisations, (taksïm).

Le Lâmekân Ensemble vous invite à une soirée riche en émotions, par la redécouverte de ces airs de cour, dont tous ses musiciens de talent font écho. Les six musiciens apportent chacun leur pierre à cet édifice, aux couleurs des sultans.

Ils ont été invités à plusieurs reprises déjà au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Bozar, et y ont récolté un immense succès.

Pour cette soirée à la Villa Empain, ils nous présentent un répertoire inédit, du XVe au XIIe siècle, l’âge d’or de l’Empire ottoman. Nous sommes alors à un carrefour de civilisations, dont l’Empire ottoman récolte les fruits et distille les saveurs. En effet, une forte influence persane y est encore inscrite, et  se conjugue peu à peu avec un style nouveau, celui de la Renaissance occidentale, formant ainsi une musique aux accents riches , aux  couleurs Orient-Occident, aux airs de sultans. Dimitrie Cantemir (XVe s.) est un des principaux moteurs de la transcription musicale  de la musique de cour, dans de superbes manuscrits enluminés. Pour la première fois, ces airs véhiculés par la tradition orale se voient transcrits dans ces recueils et forment la mémoire scripturale de ces mélodies anciennes. Un patrimoine sauvegardé pour notre plus grande chance.

Des centaines d’oeuvres, tant vocales qu’instrumentales, furent ainsi préservées et transmises aux générations futures.

Le Lâmekân Ensemble étant davantage musical qu’académique va également interpréter des oeuvres transmises par voie orale, notamment celles du compositeur Abdülkadir Meragi (XIVe-XVe siècles), oeuvres de grande qualité.

Cantemir avait établi un certain ordre au déroulement du concert de Cour, dont le  Lâmekân Ensemble reprend une structure, qui respecte un ordre précis de genres et de formes vocaux et instrumentaux, dont surgissent quelques superbes improvisations vocales et instrumentales. La voix unique et profonde de Ridvan Aydinli nous laisse sans voix.

Un premier album – vite épuisé- Gülzar-i- Vefâ / Garden of Fidelity (M& MT Records, Istanbul, 2014) a été fort apprécié des mélomanes ainsi que d’une autorité de la critique d’art stambouliote, Monsieur Doğan Hızlan qui évoque la beauté et l’authenticité de cette approche nouvelle de la musique turque de qualité, « sans pour autant faire de tort  à l’interprétation classique et aux spécificités de cette musique ».

Ce nouveau programme du Lâmekân Ensemble nous prépare déjà à la sortie d’un deuxième album, bientôt enregistré à Istanbul, sous le label Cypres Records.

Depuis ses débuts, j’ai assisté aux concerts du Lâmekân Ensemble, et chaque fois, c’est une soirée de qualité que je vis, un voyage qui m’emporte sur les rives du Bosphore et me laisse un souvenir impérissable.

Une musique qui touche l’âme et le coeur, avec des musiciens de talent, enthousiastes et généreux, qui partagent leur savoir-faire empli d’émotions et de beauté.

Gageons que ce concert, avec leur nouveau répertoire, surpassera encore les précédents, pour notre plus grand bonheur.

Tristan Driessens, oud-udRuben Tenenbaum, violonRidvan Aydinlı, ney, vocal- Muhittin Temel, qanunRobbe Kieckens, percussionsSimon Leleux, percussions.

Pascale Eyben

 

Deux concerts bientôt en Belgique, à la Villa Empain, le 03 novembre 2015 à 19h, et au Centre Culturel C- mine à Genk, le dimanche 08 novembre 2015 à 11h (dans le cadre de 360 Istanbul festival). Réservations indispensables.

Concert Villa Empain 03/11/2015

Apéro-Concert au C-mine 08/11/2015

http://www.lamekanensemble.com/fr/#

https://www.facebook.com/lamekanensemble

Patrimoine de Paris, l’Hôtel d’Avaray accueille Karsu Dönmez pour un concert ce 14 mai 2013

Paris, Hôtel d'Avaray, 18ème siècleL’Hôtel d’Avaray, à Paris, où va chanter ce soir Karsu Dönmez,  une talentueuse jeune « étoile montante », est un très bel hôtel particulier situé au 85 rue de Grenelle dans le 7e arrondissement de Paris. Il fut construit en 1723 par l’architecte Jean-Baptiste Leroux pour le marquis d’Avaray. D’un style élégant, classique, construit entre cour et jardin. ce très bel édifice de pierre  a gardé son charme  des débuts du 18ème siècle,   bien qu’il ait été remanié et restauré par la suite, après la seconde guerre mondiale.

A l’origine il était décoré de très belles tapisseries des Flandres. Celles-ce ont fait place à d’autres tapisseries françaises, des Gobelins, ornées de scènes champêtres typiques, d’après les toiles de Boucher.  La famille d’Avaray  en a été propriétaire jusqu’en 1920, de père en fils, puis le gouvernement des Pays-Bas l’a racheté la même année pour y établir son ambassade en France.

La jardin décoré aujourd’hui de nombreuses tulipes, avec des sycomores ancestraux, garde son charme et sa sérénité, et demeure un havre de paix en plein coeur de la vie agitée de Paris. C’est d’ailleurs la façade côté jardin qui est la plus travaillée esthétiquement, pour la vue de ses hôtes,et surtout pour accentuer la beauté du côté « vie intime » de la maison.

Actuellement, cet Hôtel appartient toujours aux Pays-Bas qui l’utilisent surtout lors des réceptions diplomatiques et comme lieux d’échanges franco-néérlandais.

Il a également été utilisé comme lieu de tournage du film Les Intouchables, le film des réalisateurs français Eric Toledano et Olivier Nakache qui a reçu, dimanche 17 février 2013, à Madrid, le prix du meilleur film européen lors de la remise des 27es Goyas, les principales récompenses du cinéma espagnol.
Karsu DönmezKarsu Dönmez  donne  un concert aujourd’hui dans la belle demeure où a été filmée cette histoire, basée sur une histoire réelle. Nous lui souhaitons  tout Hotel d' Avaray Paris Hôtel d'Avaray, Dutch ambassador's residence le succès mérité!

P. Eyben

Naissance de l’opéra: L’ Orfeo de Monteverdi – De la poésie en mouvement, spectacle total et intense.

Cette « fable »  Orfeo mise en oeuvre par Monteverdi,  inspirée notamment des poèmes d’Ovide et de Virgile, ne fut pas créée pour un événement important mais pour des fêtes organisées à l’occasion du carnaval, en 1607 pour le duc de Mantoue.

Le public, peut-être à peine une centaine de personnes, vu l’exiguïté des lieux, était issu à l’époque d’une association de lettrés, l’Accademia degl’Invaghiti di Mantova, probablement des gens férus de néoplatonisme..

René Jacobs et Trisha Brown ont repris, à la Monnaie, leur production de L’Orfeo de Monteverdi durant 10 jours du mois de mai 2002. Création  mondiale en 1998.

Cette oeuvre conduit à son terme l’essentiel du message musical de la Renaissance et ouvre la porte au Baroque. Il s’agit en effet du premier opéra en tant que tel: un prologue et cinq actes.

J’ai eu la chance, en mai 2002, d’assister à deux représentations de cette oeuvre ‘fabuleuse’- c’est le cas de le dire- non seulement par sa beauté, mais par sa mise en scène exceptionnelle! Un travail d’approche, durant un stage d’une semaine pour enseignants et acteurs culturels m’a permis de saisir intuitivement diverses facettes de ce travail gigantesque. Nous avons pu voir les costumes de près, l’atelier des décors, affiner notre écoute des cinq actes de l’opéra Orfeo, travailler sur les thèmes, la voix et travailler aussi sur le corps et le son, les harmoniques, le mouvement…afin de ressentir cette oeuvre dans toute sa complexité et sa densité. Pour, en quelque sorte, davantage l’incorporer.

Trisha Brown: la fluidité dans l’espace

En effet, Trisha Brown a fait faire un énorme travail de fluidité dans l’espace, de mouvement, d’intensité, de présence sur scène non seulement aux choeurs, qui devenaient tout autant des gymnastes, qu’aux chanteurs lyriques et aux solistes. Ceux-ci ont appris à se mouvoir sur scène tout en finesse, en rapidité, en agilité…chacun étant à la fois chanteur, danseur, presque acrobate. Un mouvement de danse non pas narrative, comme on pourrait s’y attendre d’un opéra en plusieurs actes mais un travail approfondi sur le souffle et le corps, le geste, la souplesse, la présence d’acteur…a été effectué, ce qui a d’ailleurs provoqué un tournant dans les mises en scènes de la Monnaie.

Trischa Brown a pu mettre en vibration les structures  mêmes et les énergies de l’oeuvre. René Jacobs, a dirigé le Concerto vocale avec  le talent qu’on lui connaît.

Dès 1994, la chorégraphe  avait réalisé  une approche différente dans une carrière fructueuse en créations essentiellement axées jusqu’alors sur les compositeurs contemporains. Cette année-là, elle aborde un autre chemin par  le choix d’un grand maître de la musique classique: Jean Sebastien Bach. Cette création mondiale à l’Opéra de la Monnaie à Bruxelles a d’ailleurs été très remarquée et appréciée à l’époque.

Trisha Brown aborde l’opéra

En 1998, autre tournant dans son oeuvre , voici qu’un opéra va , pour la première fois, attirer l’attention et toute l’audace  de Trisha Brown pour une nouvelle création mondiale à Bruxelles, à la Monnaie. Un chemin neuf pour cette personnalité qui axait sa pratique davantage sur le mouvement pur, et non pas sur la danse narrative. La magie a opéré, ce n’est pas de la danse narrative qui a été mise en oeuvre alors, mais un exploit d’arriver à décortiquer le mouvement , dans un spectacle novateur, devant tant de modernité, de présence, de vie, de beauté des rythmes, des successions de mouvements et tableaux enchanteurs par leur structure dense, nouvelle, débordante d’énergie et de douceur, tout en force et en finesse. Un réel paradoxe, qui met en valeur encore une fois l’immense talent d’une des plus grandes créatrices en danse contemporaine. Une poésie de la transparence.

Spectacle total, au sol et dans l’espace, un temps de rêve autour d’une musique d’il y a plus de trois siècles. Ce dialogue nourri par la musique de Monteverdi révèle combien la danse, le chant, les costumes, la mise en espace…peuvent être hissés au sommet d’un art qui devient un spectacle complet et unique, sublimant le jeu de ces artistes de toutes disciplines. Il actualise ainsi l’opéra et le rend plus humain, par sa force et sa beauté, par son a-temporalité , et distille une magie qui nous émerveille longtemps après encore, comme une parole inscrite en nos tréfonds.

Trisha Brown, par son talent, a insufflé un nouvel élan à la Maison la Monnaie, de Bruxelles, par ce challenge  de rendre l’opéra plus vivant, présent, poétique, dense, tout en légèreté et transparence.

J’ai été captivée par cet opéra d’Orfeo,, dont la musicalité, célébrée par  René Jacobs , m’a laissé un souvenir impérissable.

Cet opéra Orfeo existe en dvd à la Librairie de la Monnaie.

Favola in musica (fable en musique) en un prologue et cinq actes.
Livret d’Alessandro Strigio basé sur le mythe d’Orphée tel qu’il est raconté dans les Metamorphoses d’Ovide et sur des passages des Georgiques  de Virgile.
Création : Mantoue, Palais Ducal, le 24 février 1607

Academix, un festival de musique inédit, de 7 à 87 ans

Academix, Festival des Académies de BruxellesA Flagey, dimanche 28 avril 2013, toute la journée résonnera de notes, sons, chants…tous plus originaux les uns que les autres, allant du répertoire classique, en passant par le jazz, la chanson française, le folk,  le chant choral, des airs de l’Europe et du monde, des créations inédites ! Cette deuxième édition témoigne d’un concept unique et fédérateur:  il s’agit de réunir toute une journée 26 académies de musique de la région de Bruxelles, aussi bien francophones que néerlandophones, dont les meilleurs élèves nous enchanteront. L’an passé, le succès était au rendez-vous avec une participation remarquée de près de 2000 personnes en une journée.

C’est l’occasion rêvée de venir pousser les portes des fameux studios 1 ou 4, et d’autres, à divers moments de la journée, de faire sa petite sélection de concerts et d’approcher les multiples groupes, professeurs, musiciens apprentis et confirmés, de leur parler et d’échanger cette passion qui lie tous ceux qui fréquentent les Académies de musique à Bruxelles.

La culture n’a pas de frontières, la musique ce dimanche en illustrera une fois de plus Flagey, dans la joie et la découverte, entre amis ou en famille. Alors, pour passer un dimanche différent, culturel, joyeux, inédit et dynamisant, entrez… Messieurs Dames et faites-vous tout ouïe!

P. Eyben

QuandDe 10h30 à 19h30, une vingtaine de concerts gratuits résonneront dans les divers studios de Flagey. Musiq’3 soutient cet événement durant toute la  journée et enregistrera les concerts donnés au studio 4!

 

Karsu Dönmez en concert à Anvers, Belgique: le 2 février 2013

Karsu DonmezKarsu Dönmez est une jeune chanteuse de 22 ans, un réel prodige à la voix déjà très mature, enveloppante, qui diffuse l’émotion au travers des nombreuses compositions qu’elle réalise. Elle joue non seulement du piano  avec talent mais chante, compose et arrange elle-même les mélodies choisies…

Karsu a déjà effectué des tournées dans le monde, notamment deux fois présente au célèbre Carnegie Hall de New York, également au Festival de jazz d’Istanbul et au Concertgebouw d’Amsterdam, la ville où elle vit, avec sa famille. Là, elle y a fait salle comble! Elle s’est produite aussi en Indonésie, au Surinam, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Belgique.
On l’appelle la nouvelle Norah Jones.

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Un festival au goût pimenté d’Orient: Sounds of Istanbul, les 6, 7, 8 décembre 2012 à Bruxelles

C’est la 3ème année que ce Festival  Sounds oI Istanbul nous offre l’occasion de découvrir divers aspects des cultures de Turquie, et d’Istanbul en particulier.

Festival Sounds of Istanbul 2012 à Bruxelles

Danse, théâtre , musique, chant-jazz, spectacle traditionnel de marionnettes en théâtre d’ombres, exposition et un double atelier de création de marionnettes du théâtre d’ombres Karagöz (pour adultes et pour enfants) vous seront présentés lors de ce festival pluridisciplinaire. Sans oublier nos papilles qui pourront se régaler d’un buffet de dégustations turque coloré et goûteux, une cuisine du soleil, ce qui fait toujours plaisir, particulièrement durant cette saison froide de l’hiver. Des desserts typiques, des douceurs, avec un petit café turc ou un thé noir des jardins de la Mer Noire, la région du thé, dans les montagnes verdoyantes qui lui confèrent ce goût corsé caractéristique. Un thé qui a du corps!

Cette année 2012, comporte un accent plus familial d’une part – un climat très présent d’ailleurs dans la Maison-  avec le théâtre Karagöz et une dimension underground d’autre part, lors de la soirée de clôture  où seront présentés divers groupes d’Istanbul de musique issus de la scène underground. Cette soirée  -en décentralisation- se passe aux Ateliers Claus, avec la collaboration du Festival des Arts 0090, un festival qui présente  également le travail d’artistes contemporains qui ont un lien avec la Turquie.

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Cumali Bulduk et Saz Ground, une musique entre tradition et modernité, qui ouvre les frontières.

Cumali Bulduk

Cumali Bulduk et Saz Ground – Une Musique entre Tradition et Modernité qui Ouvre les Frontieres.

Passionné de musique depuis son enfance, Cumali Bulduk joue du saz depuis l’âge de 9 ans.

Né en Belgique, à Bruxelles, d’une famille venue d’Emirdag, il est imprégné de sa culture turque d’origine, tout en découvrant ici de nombreux styles musicaux.

Son ouverture aux autres et ses rencontres avec des musiciens de diverses origines, notamment au Monde en scène, l’ont poussé à explorer divers chemins, passant selon certains, du folk avec une touche de rock, jazz, funk au chant plus traditionnel, sans pourtant pouvoir le fixer dans une catégorie de musique bien précise, tant son style s’affirme plus personnellement, à sa façon.

Sa soif de liberté et de rencontres enrichissent son patrimoine humain et culturel, et de ses expériences une musique nouvelle se dessine peu à peu, émerge car chez Cumali, c’est la vie qu’il exprime dans ses chants: il écrit, compose, joue et chante, comme il respire, du fond de son âme et de son vécu. Empreints d’une spiritualité certaine, ses chants mélodieux enchantent le public issu de tous horizons, car ses mots parlent d’amour, de liberté, de la vie, de la séparation, de solitude, d’une saison d’hiver dans le coeur, d’être là au bon moment, de célébrer ceux qu’on aime tant qu’il est temps, d’espoir…

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Antoine Mortier: c’est du belge et il transfigure le réel, à sa façon.

Mortier Antoine - Rétrospective 2012

Antoine Mortier, peintre belge

Une rétrospective d’Antoine Mortier( 1908-1999), c’est à voir. Ce peintre  belge né à Bruxelles est classé habituellement dans la catégorie Abstraction lyrique, il serait même son chef de file en Belgique mais en réalité, son oeuvre est inclassable, tant elle foisonne et sort des sentiers battus, comme pour beaucoup d’artistes.

Dans ses débuts, elle fait penser aux artistes de l’Ecole de Laethem-Saint-Martin, par ses grands personnages aux traits brossés vivement, cernés de noir, avec cette force expressive typique. D’ailleurs Mortier marque son époque, se moque des tendances et trace son propre chemin, loin des modes. il transforme le monde qu’il observe, tout en lui ajoutant sa part d’intériorité propre, et sa vision très personnelle dont l’émotion n’est pas absente, loin de là. Avec une grande force et une densité peu courantes.

Pour ses 80 ans, il avait inauguré  la station de métro Yser à Bruxelles, en hommage à la Résistance, avec une oeuvre en haut relief composée de béton et d’acier, Piéta.

A Mons, vous pouvez admirer des encres, des fusains aux grands traits esquissés, des dessins…tout ceci en relation avec ses peintures, qui composent cet univers unique et particulier d’un artiste qui exprime ce petit plus qui vient de l’âme.

P. Eyben

 

Infos :

Antoine Mortier. La transfiguration du réel

ANCIENS ABATTOIRS- exposition jusqu’au 6 janvier 2013

Place de la Grande Pêcherie – 7000 Mons

Du mardi au dimanche de 12h00 à 18h00

065/56.20.34 (Grande Halle)

065/33.55.80 (Office du tourisme)

Tarif: 4€ / 2€

www.bam.mons.be

Chants traditionnels d’Anatolie, Cengis Özkan, Concert unique à Gand dimanche 30 septembre à 19h

Cengiz Ozkan, Chants traditionnels d’Anatolie, cd Kalan, 2012.

Un concert avec de nombreux musiciens, Turcs et Belges, notamment avec Cengiz Özkan, pour la présentation d’un double CD sous le label prestigieux Kalan. Cd réalisé sous la direction artistique de l’ethnomusicologue Melih Duygulu, par la Centrale i.s.m. de la Ville de Gand.

Cengis Özkan, un talent unique, un des maîtres actuels du saz,  dit bağlama, ce magnifique luth oriental aux accents profonds, chante aussi des mélodies traditionnelles et des compositions propres, et joue de la cura, un tout petit saz à trois cordes. Ici, lors du concert l’accent sera mis sur les chants populaires d’Anatolie, et ceux d’Emirdağ. La voix de Cengis Özkan, très mélodieuse, sensible, dont la profondeur nous emmène dans un bain sonore apaisant et harmonieux, dont les subtilités et  la chaleur  touchent l’âme.

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Ethno Tendance Fashion Week End: la mode ethnique à l’honneur à Bruxelles: 14, 15 et 16 septembre 2012

Ethno Tendance Fashion, un weekend entièrement consacré à la mode éthique, ethnique et solidaire, pour la première fois en Belgique, à Bruxelles, a lieu ce week-end, dans le cadre superbe du Musée royal d’Afrique Centrale, à Tervueren.

Un défilé de créateurs issus de divers pays, Afrique, Canada, Pakistan, Japon c’est l’occasion rêvée de mettre en avant leur talent et leur imagination, indépendamment de leur pays d’origine ou de leur provenance sociale. Des ateliers-workshops en tous genres ( créations de bijoux, vêtements, beauté bio etc), de la musique, des expositions artistiques ( peinture-photo…) installations, des accessoires de mode et artisanat, des conférences sur l’enjeu de la mode éthique aujourd’hui,  des associations de femmes, un village associatif…

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